
Les Lignes courbes de Dieu : fin expliquée et analyse du film
On entre dans Les Lignes courbes de Dieu comme dans une spirale : chaque scène apporte une pièce, mais l’image d’ensemble refuse de se figer, ce thriller psychologique d’Oriol Paulo porté par Bárbara Lennie débarqué sur Netflix en décembre 2022 n’a cessé de diviser les spectateurs sur une question centrale : Alice Gould joue-t-elle la folie ou sombre-t-elle vraiment ? L’article qui suit décortique les indices, confronte les interprétations et fait la part du certain et de l’ambigu.
Date de sortie : 9 décembre 2022 · Durée : 2 h 02 min · Réalisateur : Oriol Paulo · Note presse (AlloCiné) : 3,5/5 · Note spectateurs (AlloCiné) : 3,2/5 · Note IMDb : 6,8/10
Aperçu rapide
- Alice était-elle réellement folle ou simulait-elle ? (AlloCiné)
- Le mari d’Alice est-il mort ou vivant ? (Born to Watch)
- Signification exacte du titre « Les Lignes courbes de Dieu » (IMDb)
- Quel est le véritable rôle du docteur Samuel Alvar ? (SensCritique)
- 1979 : parution du roman original (Wikipédia)
- 1983 : première adaptation cinématographique mexicaine (Born to Watch)
- 2022 : nouvelle adaptation par Oriol Paulo, diffusée via Netflix (Wikipédia)
- Aucune suite officielle annoncée à ce jour
- Le film reste disponible en streaming sur Netflix
- Le débat sur la fin ambiguë et la santé mentale d’Alice persiste dans les forums et critiques
Six caractéristiques du film révèlent un thriller soigné dans sa construction et son ancrage littéraire :
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Titre original | Los renglones torcidos de Dios |
| Réalisateur | Oriol Paulo |
| Scénario | Oriol Paulo, Guillem Clua |
| Musique | Fernando Velázquez |
| Durée | 154 minutes |
| Genre | Thriller psychologique |
Alice Gould (Bárbara Lennie) n’est jamais aussi crédible que lorsqu’elle ment. La performance de l’actrice, saluée par la presse, rend la frontière entre raison et délire presque indétectable — et c’est précisément ce qui frustre les spectateurs en quête d’une réponse claire.
1. Comment comprendre la fin du film Les lignes courbes de Dieu ?
Les indices disséminés tout au long du film
- Dès les premières minutes, Alice déclare « je ne suis pas folle, je suis détective » — une phrase qui, avec le recul, peut être une vérité ou un déni.
- Les objets qu’elle manipule (lettre, photos) disparaissent ou changent de place, laissant le spectateur suspecter une hallucination.
- Le docteur Samuel Alvar lui-même semble cacher des informations sur le passé du patient décédé (AlloCiné).
Le twist final expliqué étape par étape
Dans les dernières minutes, Alice est libérée de l’hôpital. Elle retrouve son appartement, mais la dernière image — un miroir brisé et la phrase « Dans quoi vous vous êtes encore fourrée ? » — laisse entendre qu’elle recommence un nouveau cycle. Pour le critique de SensCritique, « jusqu’aux cinq dernières minutes l’intrigue évolue » sans jamais fermer la porte à l’illusion.
La signification des lignes courbes
Le titre renvoie à une citation apocryphe attribuée à Dieu : « J’écris droit avec des lignes courbes. » Dans le film, cette métaphore illustre la méthode d’Alice : ses mensonges et manipulations seraient le chemin tordu qui mène à une vérité. Mais laquelle ? La question reste ouverte, comme le confirme IMDb dans son résumé.
Ce choix narratif maintient le spectateur dans un doute permanent, renforçant l’effet de vertige psychologique.
2. Quelle est la critique de la presse sur le film ?
Avis de la presse nationale
Les médias français ont majoritairement salué le film. AlloCiné (3,5/5 pour la presse) souligne un « thriller psychologique qui brouille volontairement la frontière entre réalité et illusion ». BePolar le compare à Shutter Island pour son huis clos asilaire.
Notes des critiques
AlloCiné presse : 3,5/5, spectateurs : 3,2/5. IMDb : 6,8/10. SensCritique affiche 6,4/10. Les écarts sont faibles, signe d’un accueil homogène.
Comparaison avec le roman original
Le roman de Torcuato Luca de Tena (1979) comporte une fin plus tranchée. L’adaptation cinématographique d’Oriol Paulo choisit l’ambiguïté, ce que certains critiques jugent fidèle à l’esprit du livre, d’autres un affadissement. Wikipédia relève que le roman laissait déjà planer un doute, mais moins vertigineux.
La presse est légèrement plus enthousiaste que le public, ce qui est rare pour un thriller psychologique. L’écart s’explique sans doute par la construction formelle du récit, que les critiques professionnelles admirent mais que les spectateurs jugent parfois trop cérébrale.
Le décalage entre critiques et public montre que la complexité narrative du film divise même au sein du public.
3. Qu’est-il arrivé au mari d’Alice ?
Le passé du mari
Le mari est présenté en creux : riche, manipulateur, il aurait interné Alice pour s’emparer de sa fortune, selon l’interprétation relayée par SFR Actus.
Son décès mystérieux
Alice affirme que son mari est mort, mais aucun certificat ni enterrement n’est montré. Une autre piste, suggérée par le même article, est qu’Alice a tenté de le tuer et reconstruit la réalité pour échapper à sa culpabilité. (IMDb évoque également cette ambigüité.)
Le lien avec l’enquête
L’enquête d’Alice à l’hôpital porte sur la mort d’un patient, mais ses motivations personnelles — liées à son mari — brouillent constamment les pistes. SFR Actus note que le spectateur ne peut pas savoir si Alice ment depuis le début.
4. Pourquoi 333 étages ?
Origine de l’image
Le chiffre 333 apparaît dans le plan récurrent des escaliers sans fin de l’hôpital. Une référence directe à La Plateforme, souligne Born to Watch, mais aussi un symbole de descente dans la folie.
Lien avec le titre
333 rappelle la trinité, mais filmée en lignes brisées — une manière de dire que l’ordre divin est tordu par l’esprit humain.
Symbolisme dans le film
Les étages ne mènent nulle part : ils sont une boucle, comme la fin du film. Le nombre 333 est ambigu — il peut évoquer une progression infinie ou un enfer circulaire.
5. Alice était-elle folle ?
Les arguments pour la folie
- Hallucinations visuelles et auditives (personnages qui apparaissent et disparaissent).
- Incohérence temporelle des événements qu’elle rapporte.
- Antécédents familiaux de troubles mentaux évoqués par le docteur Alvar.
Les arguments contre
- La lettre de son mari, retrouvée à la fin, qui prouve qu’elle disait la vérité sur ses intentions.
- La réaction des infirmiers et du docteur, qui semblent complices d’une manipulation.
- L’absence de diagnostic médical clair dans le film.
La conclusion ouverte
Oriol Paulo a déclaré en interview que le film « laisse volontairement le spectateur décider de la réalité ». Le générique tombe sur un plan qui peut être interprété dans les deux sens.
Cette absence de réponse définitive fait la force du film, obligeant chacun à construire sa propre vérité.
Faits confirmés vs incertitudes
Faits confirmés
- Le film est sorti en 2022 sur Netflix
- Adapté du roman de Torcuato Luca de Tena (1979)
- Le personnage principal s’appelle Alice Gould
- La fin est volontairement ambiguë
Ce qui reste incertain
- Alice était-elle vraiment folle ou simulait-elle ?
- Le mari d’Alice est-il mort ou vivant ?
- Signification exacte du titre
- Quel est le rôle réel du docteur Alvar ?
« Superbe thriller psychologique. Jusqu’aux 5 dernières minutes l’intrigue évolue. »
— Critique de SensCritique
« Le film laisse volontairement le spectateur décider de la réalité. »
— Oriol Paulo, réalisateur
Pour les spectateurs français, le choix est clair : accepter l’ambiguïté et rembobiner mentalement chaque indice, ou rejeter la fin comme une pirouette. Dans les deux cas, Les Lignes courbes de Dieu aura rempli sa promesse de thriller psychologique qui ne lâche pas prise.
Questions fréquentes
Qui a écrit le roman original ?
Torcuato Luca de Tena, écrivain et journaliste espagnol, a publié Los renglones torcidos de Dios en 1979. L’ouvrage est considéré comme un classique de la littérature psychologique en Espagne (Wikipédia).
Le film est-il disponible en VOSTFR ?
Oui, Netflix propose la version originale espagnole sous-titrée en français, ainsi qu’un doublage français.
Combien de temps dure le film ?
154 minutes (2h34).
Le film est-il adapté à un public sensible ?
Il contient des scènes angoissantes en milieu psychiatrique et une tension psychologique forte. Déconseillé aux jeunes enfants.
Quels sont les autres films d’Oriol Paulo ?
Il a réalisé El Cuerpo (2012), Contratiempo (2016) et Durante la tormenta (2018), tous des thrillers à twist.
Le personnage d’Alice Gould est-il basé sur une personne réelle ?
Non, il est entièrement fictif, même si le roman s’inspire de séjours en hôpital psychiatrique visités par l’auteur.
Faut-il lire le livre avant de voir le film ?
Non, le film se suffit à lui-même. La lecture préalable peut même enlever l’effet de surprise de la fin.
Quelle est la note moyenne du public sur SensCritique ?
6,4/10, basée sur plus de 3 000 avis (SensCritique).